Malgré les outils mis à leur disposition, beaucoup de PME ne s'estiment pas suffisamment solides pour attaquer les marchés à l'export. C'est pourquoi la CGPME, plus que jamais intensifie ses actions d’accompagnement à l’international.
En 20 ans, la CGPME a emmené dans ses missions plus de 1800 entreprises à la découverte de nouveaux marchés et mis le pied à l'étrier aux primo-exportateurs. La CGPME permet ainsi au nouvel arrivant de bénéficier de l'expérience des plus anciens dans l'approche d'un marché.
Car il est primordial de tout mettre en œuvre pour initier ou conforter les démarches des PME à l'export. Quand la croissance est en panne sur les marchés de proximité, il faut aller chercher le chiffre d'affaires là où il se trouve. C’est le moment de réviser et d’accélérer nos partenariats nord-sud et d’inciter les PME à traverser la Méditerranée.
Alors que la balance du commerce extérieur de la France, pourtant 5ème exportateur mondial, reste déficitaire (51 milliards en 2010), loin derrière l'Allemagne, notre région affiche des chiffres positifs. L'exemple allemand montre une capacité des grands groupes à accompagner les PME dans le cadre d'une démarche concertée bénéficiant à tous ses acteurs.
Il apparaît malheureusement qu'en dépit de quelques efforts récents en ce sens, les grandes entreprises françaises peinent à suivre cette voie. Il est à cet égard symptomatique de constater que même lors de la plupart des voyages officiels, seuls les grands groupes sont présents. Et c'est pourtant en grande partie grâce au dynamisme de nos PME qui participent largement au rayonnement international de Rhône-Alpes.
Pour les conforter dans leur démarche, la CGPME suggère que le crédit d’impôt export ouvert aux PME puisse concerner la rémunération et les charges liées à l'embauche d'un salarié dont la mission unique serait tournée vers l'export.
De même, l'accompagnement doit s'inscrire dans la durée et le crédit d’impôt export aujourd'hui limité à un an, devrait pouvoir être renouvelable.
Enfin, l'embauche définitive d'un VIE (Volontariat International en Entreprise) pourrait être encouragée par une exonération de charges sociales pendant au moins 12 mois.
J'ai coutume de dire "allez vous faire voir ailleurs". Au delà de la boutade, n'hésitez pas à sillonner la planète. C'est en allant chez les autres qu'on apprend, qu'on innove, qu'on anticipe en matière de culture, de produits, de services, de marchés, de business. Plus que jamais misez sur l'international ! L’avenir appartient à ceux qui bougent, qui osent, qui vont là où les autres ne vont pas ou plus. Y compris dans les pays qui connaissent des évolutions et où il faut là aussi anticiper.
François TURCAS
Président de la CGPME du Rhône