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Hypocrisie

L'actualité

14 août 2015
HYPOCHRISIE JUSQU’A QUAND ? Ce matin, j’entendais un débat sur la progression toujours importante de rupture conventionnelle. Suivant qui voulait bien parler, on entendait soit l’entrepreneur voyou (bien sûr ils le sont tous) qui imposait cela au salarié dont il voulait se débarrasser, soit le salarié malin qui sollicitait cette rupture pour pouvoir toucher son chômage. Et au beau milieu de tout cela ...

HYPOCHRISIE JUSQU’A QUAND ?

Ce matin, j’entendais un débat sur la progression toujours importante de rupture conventionnelle. Suivant qui voulait bien parler, on entendait soit l’entrepreneur voyou (bien sûr ils le sont tous) qui imposait cela au salarié dont il voulait se débarrasser, soit le salarié malin qui sollicitait cette rupture pour pouvoir toucher son chômage. Et au beau milieu de tout cela le salarié qui lui optait pour la rupture et allait ensuite contester la véracité de la procédure et parler de contrainte. Encore une usine à gaz qui montre à quel point en France on n’a du mal à faire confiance, et on passe d’abord par le présumé coupable (que ce soit côté employeur, ou salarié) et on croit prendre un max de précautions en mettant une flopée de bordures… Et il y a toujours des petits malins pour contourner… A quand une philosophie qui sera de dire que qui le veut peut devenir patron s’il a envie de décider lui-même de son salaire (quoi que ceci n’est pas forcément vrai en France), qu’un salarié doit pouvoir changer d’entreprises comme il l’entend et faire jouer l’offre et la demande….

Pour cela une solution : accepter de ne pas être hypocrite et permettre la démission ou le licenciement d’un salarié aussi facilement qu’une lettre à la p…. (pas toujours facile avec eux) et autoriser un démissionnaire à toucher son chômage tout de suite. On crie au scandale et au fait que les gens s’habituent au chômage. Oui, et cent fois oui. Mais alors, donnons 100 % du chômage pendant 4 mois à une personne perdant ou voulant quitter son emploi. Et ensuite, soit il a repris un emploi ou est devenu patron, soit il faut qu’il s’y mette et qu’il ne puisse vivre au crochet de la société. Pour cela ? Et bien toute personne qui refuse 4 offres d’emploi dans un périmètre fonction de ses moyens de locomotion, et proche de 30% de son salaire précédent, se voit diminuer son taux d’indemnité de chômage.

D’autant que les négociations entre organisations ont abouti sur les droits rechargeables et permettent à un demandeur d’emploi de prendre un travail à salaire plus bas en ayant un complément de revenu. Il faut accepter le sacrosaint principe que l’on ne peut être et avoir été. Et qu’on ne retrouvera donc pas un emploi parfaitement identique et au même salaire que celui qu’on a perdu.

Et halte à ces ruptures conventionnelles qui ne font qu’alourdir le risque à l’emploi car à un moment ou un autre que ce soit l’employeur qui n’a plus envie de bosser avec un salarié, ou le contraire, comment faire cohabiter efficacement deux personnes lorsque l’une d’entre elles ne veut plus. Je le redis, personne ne veut perdre son gagne-pain. Et un salarié pour un patron, c’est son gagne-pain, il a donc tout intérêt de le mettre dans de bonnes conditions de travail, le rémunérer au juste résultat de son travail et de celui de l’entreprise où il est, pour que chaque année qui arrive soit source de satisfaction pour tous. Il n’y a pas de patrons heureux sans salariés heureux, même s’il faut de temps en temps se rappeler aux bons souvenirs du monde. Un patron cela a pris des risques, cela cherche aussi un résultat, et il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas seuls. Et donc qu’une adaptation est nécessaire avant que la bombe n’explose… ce que cherche un patron en anticipant sur ses couts. Alors, avant que nous soyons rattrapés par notre environnement (rappelons-nous de la chaussure, du textile et autres métiers que nous avons perdu à trop vouloir les garder et les protéger…) syndicat de salariés comme organisation patronale, ayons le courage de modifier totalement les règles avant de n’être obligé de le faire que parce qu’il n’y aurait plus assez d’entreprises pour payer nos dépenses publiques (dont font partie les indemnités chômages) et les actifs ne pourront financer l’ensemble des inactifs, sans vouloir les mettre en opposition, simplement par constat. Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé en Espagne, Grèce et se passe en Italie.

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