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CONTRAT D'APPRENTISSAGE : le dialogue de sourds !!

L'actualité

01 février 2016
Et oui, parce qu'on n’arrête pas d’haranguer les chefs d’entreprises qui ne prennent pas d’apprentis, nous sommes bientôt les seuls responsables de l’échec dans les chiffres de cette année. Mais quand voudra-t’on nous écouter, et pas seulement nous entendre et nous donner des leçons sur le pourquoi de nos freins à la mise en place de ces dispositifs. A chacune de nos remarques, c’est tout juste si on nous engueule pas, et pourtant, il faudra vous y faire : C’EST ENCORE NOUS qui dans nos entreprises embaucheront ou pas des apprentis. Alors c’est quoi les freins :

1. La réglementation censée les protéger des risques dans une entreprise. Ah oui, c’est vrai on peut avoir une dérogation. Mais dans quel monde est-on ? Parce que nos salariés eux peuvent prendre des risques ? Parce qu’on ne sait pas adapter les missions et les risques suivant les aptitudes et les connaissances de nos salariés. Et bien lever totalement cette réglementation absurde, respectons le code du travail et les risques liés aux activités, et un premier frein sera peut être levé.

2. Le financement des apprentis : On paye presque 50 % un salarié qu’on n’a qu’à 50%, puisqu’il a droit à 35 j de congés qu’il prend généralement durant sa période en entreprise. Et en plus, il faudrait qu’on ne le fasse pas travailler comme un salarié puisqu’il est en formation. Sans parler du point 3 ci-dessous, qui est encore une contrainte supplémentaire. Lorsque je faisais un stage à mon époque, j’étais surtout préoccupé par le fait de trouver un stage. Pas de ce qu’on me donnait. Et j’en ai fait des stages, et tous m’ont été rémunérés !!! Il y a des patrons filous, mais il y en surement pleins d’autres qui sont biens. Alors levez ce second frein, et ce n’est pas une aide de 1000 € qui règlera le problème, redonnons du sens à la notion de formation et ensuite du travail. Exonérons la prime que les chefs d’entreprise donneraient mensuellement à l’apprenti, cela ira dans le bon sens pour tout le monde.

3. Ici c’est le droit qu’a un apprenti de partir avant la fin de son contrat s’il a obtenu son diplôme. Bref, on le forme pendant 22 mois. Il obtient son diplôme en Juin. Et hop, il s’en va en juillet et Aout les deux mois où il aurait peut-être pu nous restituer un peu d’efficacité. Inadmissible. Et on peut toujours dire, oui mais c’est en accord avec le chef d’entreprise !!! Non, dès que c’est une possibilité, que vous voulez vous que dise un chef d’entreprise, lorsque le salarié vient et dit je veux partir… Il le laisse partir. L’apprenti doit aller au bout de son contrat, point à la ligne.

4. A la fin de la formation, l’apprenti devrait être obligé de poursuivre au moins un an dans l’entreprise qui l’a formé si celle-ci lui propose un CDI. Ou alors il rembourse le cout de sa formation (au prorata du temps resté et du cout de tutorage). S’il n’est pas content dans l’entreprise il peut partir avant et le prof est là pour voir que cela se passe mal. Car notre plus grand frein, et bien c’est que l’on forme pour les autres.

En face de cela, je pense que tous les chefs d’entreprise savent bien que le jeune ne peut être aussi performant qu’un salarié, et qu’ils sont d’abords des formateurs en puissance. Pour vérifier qu’il n’y a pas d’abus, et bien les profs sont là pour voir si l’élève devient de plus en plus performant.

Bien sûr c’est facile de dire cela comme cela, mais il y a une vérité flagrante, les chiffres de l’apprentissage ne sont pas bons, il faut oser révolutionner ce concept.

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