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Accueil >> Evènements >> Retour sur les évènements >> 3.12.2014 > mobilisation pour l'entreprise

Discours de François TURCAS

Discours de François TURCAS

Mercredi 3 décembre 2014 – Mobilisation pour l’entreprise.

 

Chers amis,

Un an après, la grande famille patronale est plus que jamais rassemblée ici à Lyon ; Le MEDEF, la CGPME font une nouvelle fois cause commune et nous sommes heureux que l’UPA ait pu nous rejoindre dans notre combat. Bienvenue donc à son président national, Jean-Pierre CROUZET et à nos présidents Pierre et Jean-François qui honorent ce soir notre assemblée  de leur présence

Il y un an, chacun s’en souvient, nous avions sorti les cartons jaunes pour interpeller nos gouvernants et leur proposer d’agir pour sauver ensemble l’entreprise par des mesures simples, notamment de baisse des charges.

Un an après, le moment est venu de faire les comptes…que s’est –il passé…pas grand-chose de positif en réalité mais beaucoup, beaucoup de com !

Pour ça, nous en avons entendu des discours, des promesses  faites les yeux dans les yeux, la main sur le cœur…nous avons été nourris, abreuvés de grands mots…compétitivité, confiance, responsabilité, pactes divers et variés !

Depuis des mois, le gouvernement a ainsi construit à notre intention un monde parallèle, un monde virtuel,  un monde de bisounours, un monde idéal ou l’entreprise est reconnue, considérée, accompagnée, favorisée et même aimée !!

Devant une telle créativité de façade, on ne peut qu’applaudir le tour de passe- passe  mais une question demeure : où sont les actes ?

Et là, chers amis, force est de constater que, comme dirait Lénine, que je n’ai pas l’habitude de citer, « les faits sont têtus ! ».

Nous avons en effet eu droit en vérité à  un patchwork complet de mesures contre productives :

Au menu d’abord, annonces contradictoires et  changements incessants des règles sociales, fiscales, juridiques ; et l’on a continué par un marché de dupes avec nos entreprises à qui l’on prétend sur 3 ans accorder 40 milliards de baisse d’impôts et de charges présentée par certains comme un cadeau aux patrons, mais après leur en avoir fait supporté 30 milliards d’euros depuis 2011. Mais des 40 milliards de baisse, promises, à ce jour moins de 10 milliards rendus à travers le CICE, bonne mesure dans son principe, mais trop compliqué dans sa mise en œuvre. 40 milliards de prélèvements en plus d’un côté, 10 rendus de l’autre. Alors ils sont où les cadeaux aux patrons ! Nulle part c’est de la COM !

Et puis bien sûr toujours ces inventions, petits bijoux de la panoplie technocratique, qui sont autant d’entraves à notre compétitivité et au développement de nos entreprises : ainsi la mise en place d’un compte pénibilité ou encore celle de la loi Hamon sur la cession d’entreprises qui resteront sans doute dans l’histoire comme 2 remarquables exemples d’usines à gaz.

Ces nouvelles perles de complexité administrative sont bien sûr en parfaite opposition avec la soi-disant volonté si souvent affichée de simplification…quant aux réformes structurelles… retraite, chômage, code du travail… Elles semblent être désormais reléguées aux oubliettes.

Devant cette situation, nous sommes obligés de conclure qu’on nous a menti, que nous avons été manipulés, trompés par un double discours.

 

Ce double discours est particulièrement insupportable car il s’est accompagné de l’utilisation forcené de l’appareil médiatique avec semble-t-il un objectif : faire croire à l’opinion publique que tout a été fait pour le patronat et qu’en conséquence si les choses ne s’arrangent pas, c’est la faute du patronat !

Devant cette opération de désinformation et de division nationale,  il nous fallait bien sûr réagir fort et clair pour affirmer le rôle majeur de la libre entreprise dans une société équilibrée.

Il ne nous appartient pas, comme d’autres l’ont fait, de demander au Président de dégager ou de sortir des cartons rouges, car en République seul le suffrage universel peut défaire ce qu’il a installé…mais nous devons intensifier notre lutte !

Je vous remercie.

  • CPME Auvergne-Rhône-Alpes
  • Villa Bini
  • 55 rue Sergent Michel Berthet
  • 69009 Lyon Vaise